Des marchés médiévaux aux rues encombrées de nos métropoles, le transport de marchandises n’a jamais cessé de fasciner les artistes autant que les ingénieurs. Cette continuité historique, entre représentation artistique et innovation technique, trouve aujourd’hui un écho singulier dans l’essor de la cyclologistique urbaine, où l’esthétique industrielle rejoint enfin une véritable nécessité écologique.
Ce qu’il faut retenir
- L’histoire de l’art, de la Renaissance aux mouvements modernes, a constamment documenté l’évolution des techniques de transport de marchandises.
- Le vélo cargo électrique, illustré par le modèle Kleuster, représente aujourd’hui une synthèse entre esthétique industrielle, performance technique et impératifs écologiques.
- La collaboration entre Kleuster et Renault Trucks, matérialisée par le triporteur Freegônes, souligne l’importance croissante des solutions de cyclologistique pour le dernier kilomètre.
- Le marché des vélos utilitaires électriques connaît une croissance rapide en Europe, portée par des acteurs français et internationaux cherchant à optimiser la logistique urbaine.
- La gamme Kleuster 350 et le Freegônes offrent des capacités de charge élevées, allant jusqu’à 300 kilogrammes, avec des versions spécialisées comme le modèle frigorifique.
- Grâce à leur maniabilité et leur rayon de braquage réduit, ces nouveaux véhicules de livraison permettent une optimisation significative de la rapidité de transport en milieu urbain.
Les représentations du transport de marchandises à travers les époques artistiques
L’histoire de l’art regorge de scènes montrant des hommes et des animaux peinant sous le poids de leurs charges. On observe aujourd’hui un retour à cette même énergie créative avec les vélos cargo Kleuster, qui réinventent à leur manière cette tradition séculaire du transport urbain en la rendant plus légère, plus verte et infiniment plus maniable. Cette filiation entre passé et présent n’est pas anodine : elle témoigne d’une continuité dans la manière dont les sociétés ont toujours cherché à optimiser le déplacement des biens.
Les charrettes et porteurs dans les peintures de la Renaissance
Dans les toiles flamandes et italiennes du XVe et XVIe siècle, les scènes de marché regorgent de détails montrant des porteurs ployant sous des sacs de grains, des charrettes tirées par des bœufs ou des mules chargées de tonneaux. Ces représentations n’étaient jamais anodines : elles témoignaient de la vitalité économique des cités marchandes et de l’importance du commerce urbain. Les peintres flamands, en particulier, excellaient dans la restitution minutieuse de ces scènes de rue où se mêlaient marchands, artisans et transporteurs. Cette fascination pour le mouvement des biens à travers l’espace urbain préfigure, d’une certaine façon, les préoccupations contemporaines liées à la logistique du dernier kilomètre.

L’industrialisation du transport dans l’art moderne et contemporain
Avec la révolution industrielle, les artistes se sont tournés vers de nouveaux sujets : locomotives fumantes, camions rugissants et entrepôts monumentaux sont devenus les emblèmes d’une modernité en marche. Le futurisme italien, puis le pop art américain, ont célébré la vitesse et la mécanisation du transport de marchandises. Aujourd’hui, cette esthétique industrielle connaît une nouvelle mutation, portée par des préoccupations environnementales fortes. Le design épuré des véhicules de livraison contemporains, à l’image des solutions proposées pour la logistique urbaine durable, s’inscrit dans cette lignée artistique tout en répondant à des impératifs écologiques inédits.
Kleuster et Renault Trucks : quand l’art rencontre la mobilité urbaine durable
C’est dans ce contexte de renouveau esthétique et fonctionnel que s’inscrit le partenariat noué entre Kleuster et Renault Trucks, officialisé en octobre 2022 autour du triporteur électrique Freegônes. Cette collaboration illustre parfaitement comment le design industriel contemporain peut conjuguer performance technique et sensibilité environnementale. Lors d’une conférence de presse tenue le 11 juin 2025, un nouveau modèle a été présenté au public : le Kleuster 350, développé en s’appuyant sur plus de 10 ans d’expérience du constructeur dans le domaine du vélo-cargo.

Le vélo cargo électrique comme nouvelle icône de la logistique française
Le marché français a connu une croissance spectaculaire ces dernières années, avec un nombre de vélos cargos vendus qui a doublé entre 2021 et 2022, passant de 17 000 à 33 000 unités. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement européen plus large : l’Allemagne a vu 165 000 vélos utilitaires électriques trouver preneur en 2022, tandis que Copenhague a doublé son parc, passant de 20 000 à plus de 40 000 véhicules sur la même période. Londres a lancé son propre plan d’action dédié début 2023, preuve que cette révolution douce dépasse largement les frontières hexagonales. Plusieurs constructeurs français se positionnent désormais sur ce marché prometteur, à l’image de Peugeot Cycles qui prévoit de lancer en 2024 un modèle fabriqué à Lyon, ou de Douze Cycles qui a inauguré une nouvelle usine à Longvic près de Dijon. Toyota n’est pas resté en marge de cette dynamique, commercialisant ses propres solutions dans 270 concessions à travers le pays.
Assemblé et distribué par Renault Trucks depuis son usine de Saint-Priest près de Lyon, le Kleuster 350 se décline en deux versions distinctes : le Box 350 et le Pick-up 350, chacune répondant à des besoins logistiques spécifiques. Ces modèles ont été soumis à des tests d’endurance rigoureux, totalisant 30 000 kilomètres et 1 440 heures de roulage, avant d’obtenir leur conformité à la norme EN 17860 qui encadre désormais ce type de véhicule. Renault Trucks affiche des ambitions commerciales claires sur ce segment en pleine expansion, avec un objectif de parts de marché fixé entre 6 et 10% d’ici 2025, sur un marché des triporteurs qui devrait passer de 3 000 à 4 000 unités vendues annuellement.

300 kg de capacité : performance et esthétique au service du dernier kilomètre
Les caractéristiques techniques de cette gamme témoignent d’un savant équilibre entre robustesse et maniabilité urbaine. Le Pick-up 350 propose une capacité de charge de 150 kilogrammes pour un volume utile de 1,4 mètre carré et une autonomie de 35 kilomètres, disponible à partir de 187 euros hors taxes par mois. Le Box 350, quant à lui, offre un volume légèrement supérieur de 1,5 mètre carré pour un tarif de location débutant à 202 euros hors taxes mensuels. Le Freegônes va plus loin encore avec ses 300 kilogrammes de charge utile, un volume de 2 mètres carrés et une autonomie remarquable de 80 kilomètres, accessible dès 199 euros hors taxes par mois. Il existe même une version frigorifique, capable de maintenir des températures comprises entre -20 et +4 degrés Celsius pour un volume de 1,3 mètre cube, particulièrement adaptée aux livraisons de produits sensibles.
Grâce à un rayon de braquage particulièrement réduit de 2,4 mètres, ces véhicules se révèlent 60% plus rapides qu’un utilitaire classique en zone urbaine dense, générant des économies annuelles estimées à 10 000 euros en évitant amendes de stationnement et sinistres divers. Plusieurs formules de financement sont proposées pour faciliter l’accès à ces solutions, allant de la location longue durée sur 24 à 60 mois au crédit-bail avec option d’achat final. La maintenance repose sur un réseau de techniciens qualifiés, garantissant une disponibilité optimale de ces véhicules dont le prix d’achat varie généralement entre 17 000 et 26 000 euros. Avec une vitesse maximale plafonnée à 18 kilomètres par heure et des batteries échangeables, ces vélos cargo parcourent en moyenne 10 à 20 kilomètres quotidiens, s’imposant progressivement comme la nouvelle référence esthétique et fonctionnelle d’une logistique urbaine résolument tournée vers demain.




